Eunolie : Légendes du Black Metal de Frédérick Martin

Hors-collection

NOMBRE DE PAGES : 288

FORMAT : 12 x 21 cm

PRIX : 18 euros

ISBN : 978-2-9157-9435-9

DATE DE SORTIE : Novembre 2003, réed. 2009

L’ouvrage

Les ouvrages sur la musique parlent d’elle soit analytiquement, soit historiquement, mais il est rare, sinon inédit, qu’un texte saisisse un mouvement dans son essor et en développe les aspects à l’échelle mondiale. Eunolie pose une lumière sur ce qui a suscité et suscite chez des musiciens le besoin de produire un art sonore extrême : le Black Metal, violent, fragile et bouleversant, né en Suède et en Norvège à la fin des années 80 en réaction au Death Metal qui venait des USA et avait envahi l’Europe. Une approche superficielle en donne le sentiment que tout va s’effondrer, que le répulsif, l’ingrat, le primaire, le dérangement s’en viennent en maîtres régner sur nous dans le sang. C’est-à-dire que cette musique possède une vocation, fût-ce celle du Malin, vocation s’enracinant dans les retrouvailles avec des traditions païennes et immémoriales, réjouies de la contemplation du Cosmos dans les déserts glacés de Scandinavie, nourries et palpitantes de vigueur pré-chrétienne. Lorsque les gros médias s’intéresseront à cet art, ils le dénatureront inévitablement en galvaudant ses attitudes et ses secrets. Aussi est-il nécessaire que sa réalité soit fixée, sa réalité biographique, technique et humaine, car il en va de la survie d’un art populaire encore intact, et qui occupe en musique une position analogue à celle de l’Expressionnisme en peinture.

L’auteur

Parti peu après sa naissance pour l’Afrique – berceau de ses premières expériences musicales –, Frédérick Martin aborde la composition en autodidacte. Délaissant le lycée à son retour en France, il officie neuf années comme copiste pour différentes maisons d’édition sans jamais renoncer à l’écriture : entre 1979, année de son premier opus, et son accession à la Villa Médicis (1989), une dizaine de compositions intègrent ainsi son catalogue. Après deux ans passés à l’Ircam où il suit le cursus de composition informatique, Frédérick Martin est lauréat du programme Villa Médicis hors les murs en 1993 et s’envole pour la Californie.
Son œuvre, caractérisée par une « esthétique tensionnelle » et un « style d’écriture concentré sur l’effort », porte un soin tout particulier à l’égard de l’articulation musicale. Auteur de plus de cent-trente opus s’adressant à des effectifs variés – œuvres solistes (Pilote, 1993 ; Siticen, 1995 ; Océania, 2008), musique de chambre (Macles, 1987 ; Scherzo erotico, 1996), répertoire orchestral (Lug, 1987) – Frédérick Martin s’illustre également dans le domaine des contes pour enfants (Leuk le lièvre, 2006) où trois de ses musiques sont récompensées par un coup de cœur de l’Académie Charles Cros. À ses heures conférencier et enseignant, rédacteur d’articles pour diverses revues ainsi que d’un ouvrage consacré au black metal, il a reçu, en novembre 2008, le prix Paul Louis Weiller pour l’ensemble de son œuvre.

Presse

« L’auteur, dès la préface annonce la couleur : « Ceci n’est pas un livre sur le Black Metal, c’est un Black Book. Comme un album de Black Metal, mais avec un stylo à la place du micro. » Et de fait, la construction et le style sont peu orthodoxes. Et ce n’est pas plus mal, car la prose — quoique parfois agaçante en raison d’une ponctuation approximative — est personnelle, passionnée et, par moments, presque poétique.
Resitué dans son contexte d’émergence, le genre se comprend soudain mieux. Les mises en perspective, notamment à travers la littérature, les musiques classique et traditionnelle, le contexte socio-politique, sont vraiment bienvenus, qui permettent une approche intelligente de ce courant musical maudit.
Ce livre constitue à ce titre, non seulement une étude intéressante du black metal, mais aussi un modèle d’étude d’un genre musical. »